jusqu’à ce que la mort nous sépare

notre histoire d’amour avait bien commencé… trois premiers rendez-vous merveilleux dont j’étais ressorti enchanté, avec ce petit goût de trop peu qui donne envie d’encore… et puis au quatrième rendez-vous… le couac, l’accro, la déception… c’était trop beau… tout ne pouvait pas être parfait… fallait qu’il y ait du sable dans la vaseline comme disait l’autre !

donc, après le cabaret des hommes perdus, zouc par zouc et caubère (dont je n’ai pas eu le temps de parler mais qui était plus que bien), je suis retourné hier soir au théâtre du rond-point pour jusqu’à ce que la mort nous sépare de remi de vos, présenté dans le programme comme un auteur contemporain "comique"

d’où, dans cette pièce un enchainement de quiproquos dignes du plus mauvais boulevard qui tournent ici autour d’une urne funéraire malencontreusement brisée (oui ce n’est pas que comique c’est aussi contemporain)… contrairement à nathalie baye, catherine jacob nous fait du 100 % catherine jacob, en maman possessive ultra-caricaturale
face à elle, deux personnages au ton décalé : micha lescot transformé en grand échalas croassant (une cure d’oropivalone en vue ?), pantin gesticulant, et claude perron en marionnette à queue de cheval… à se demander s’ils jouent vraiment dans la même pièce

scénographie maniérée, décor assez moche et bande son poussive n’aident pas à occuper un espace désespérément vide alors que caubère y arrivait très bien tout seul, sans le moindre artifice…

en résumé, une caricature du spectacle dit contemporain, avec un texte plat à la mécanique usante et répétitive et une mise en scène des moins heureuses… quitte à vouloir moderniser du boulevard, stanislas nordey avait tiré quelque chose de plus intéressant de la puce à l’oreille en 2004, au théâtre de la colline

la seule bonne nouvelle est que cela dure 1h20 (mais ça m’a paru beaucoup plus long que les 3 heures de caubère, bizarrement)

allez, je ne jetterais pas ma carte pour autant…


dîner sympathique, rythmé de références au spectacle "dit lui toi, hein, dis lui, tu vas lui dire hein, si si dit lui" (au moins un mérite c’est de faire rire… après…)

au passage j’adore quand je raconte mon bricolage à des PD tout le monde est très admiratif alors que quand j’en parle à des hétéros j’ai droit à "quoi ?? t’as mis 2 jours à découper un plan de travail ! mais t’es vraiment une buse !!"

oublions donc cette rentrée théâtre un peu décevante…

heureusement que certains vont se rattraper dès la semaine prochaine avec cette fantastique pièce dont on attend avec impatience la chronique

Commentaires

Anonyme a dit…
Je sais pas si t'as vu, mais y a Benjamin Desqueer dans la pièce !
J'ai trop hâte en fait !
Anonyme a dit…
Moi je dis que renconter Niklas doit relever d'un vrai privilège :)
Anonyme a dit…
Si tu me donnais une seule bonne raison : peut-être que là oui je comprendrais ! :D
les tamaris a dit…
@ patapouf : avec un peu de chance il y aura loana dans la salle

@ olivier : mais niklas est comme tout le monde... foutez lui la paix... bonsoir

@ niklas : une seule bonne raison : la subjectivité ;) et pis j'ai pas dit que c'était un chef d'oeuvre non plus