bricol queen in the kitchen (part 1)

s'il y a bien quelque chose que j'aime dans le bricolage... c'est tout casser... et ce week-end je m'en suis donné à coeur-joie comme on dit...

j'adore démonter, démolir, retirer, casser, enlever... détruire... avec cette pointe d'angoisse, la tâche achevée, à se demander si c'était vraiment une bonne idée et surtout si on va être capable de tout remonter à son idée...

donc samedi, après être passé récupéré les nouvelles plaques chez ces gros nains d'électromoche, j'ai dit bye bye à mon ancienne cuisine.

je ne suis pas bree van de picpus (private joke) mais tout de même, ce vieux truc moche et mal foutu était indigne de moi...

la priorité était de boucher les arrivées d'eau du robinet de l'évier, afin de pouvoir tranquillement préparer l'installation du nouveau plan de travail sans avoir à couper l'eau dans tout l'appart...

je me rends donc chez Mme-Brico-d'à-côté-de-chez-moi à la recherche des fameux bouchons.

tiens, il existe des bouchons mâles et des bouchons femelles... bon ça serait bête de se tromper, je vais remonter à l'appart pour vérifier la tronche de mon raccordement (et prendre la mesure du diamètre nécessaire)

grosso modo, deux tuyaux sortent du sol, raccordés via un bicône à 2 flexibles qui eux même alimentent un tuyau plus petit qui conduit au robinet.
je mesure le diamètre et je repars chez Mme-Brico-d'à-côté-de-chez-moi où j'achète un bouchon mâle 20/27.

je devisse le premier flexible, et première constatation : je n'ai pas un compas dans l'oeil (il me fallait du 15/21... j'avais mesuré le diamètre extérieur) et comme on fixe le bouchon directement sur le raccord bicône, ce n'est pas un bouchon mâle mais femelle (ça serait bête de se tromper qu'il disait l'autre).
je rerepars donc chez Mme-Brico-d'à-côté-de-chez-moi où j'échange les bouchons.

hourra !! j'arrive à poser le premier bouchon !

je dévisse le deuxième flexible qui vient avec le raccord, pas grave me dis-je, reste plus qu'à les dévisser entre eux... putain de clé de merde (non je ne m'énerve pas)... le machin est super entartré (c'est normal c'est l'eau chaude m'informe mon cherétendre) donc impossible de séparer le raccord du flexible... bon si j'avais les bons outils aussi... faut que j'achète une clé de 21 (je suis sur que j'en ai piqué une à mon cherétendre en plus mais impossible de remettre la main dessus... non je ne m'énerve pas)... et je rererepars chez Mme-Brico-d'à-côté-de-chez-moi (ça a beau être à côté au bout de 4 fois ça devient assez pénible... non je ne m'éverve pas)

comment ça c'est fermé ??? il est 19 h !!! quelle feignasse cette Mme-Brico-d'à-côté-de-chez-moi (non je ne m'énerve pas)

résumons donc la situation... samedi soir, 19h, j'ai le flexible d'arrivée d'eau dans les mains, à la recherche de la solution détartrante achetée il y a quinze jour au Bordel des Hommes Virils, à me demander si je dois essayer de tout rebrancher ou tout laisser en plan jusqu'au lendemain... et je suis sensé être chez D. dans 1 heure... (toute ressemblance avec mon opération chauffe-eau serait purement fortuite)

après avoir fouillé divers cartons, placards, recoins (non je ne m'énerve pas) je finis par remettre la main sur la solution détartrante et je laisse tremper le récalcitrant raccord... j'ai intérêt à mettre à profit ma soirée pour utiliser les toilettes de D. en prévision de la nuit sans eau...

j'essaye de retrouver mon calme, je suis vexé, énervé, je n'ai pas été patient avec moncherétendre, je n'aime pas être comme ça, je n'aime pas car c'est dans ces moments là que je m'aperçois que je ressemble à mon père, et ça non plus je n'aime pas.

chez D., j'ai bu, j'ai beaucoup parlé, surtout pour ne rien dire.

dimanche matin
réveil pâteux. je file chez mon cherétendre me doucher. retour à 11h, je retrouve la clé que je cherchais la veille. le raccord se dévisse sans encombre. je fais un essai, légère fuite, joint usé, je le change, plus de souci. j'ai réussi.


j'attaque alors méthodiquement le démontage du meuble, proprement, calmement... et rien ne me résiste, je fais place nette....


je découvre un mur plus abîmé que prévu, ce ne sont plus des fissures mais carrément des crevasses... je comble avec du platre... expérience aussi peu concluante que le semaine dernière (je précise que la photo de droite c'est bien APRES mon travail de rebouchage), je rattraperai au ponçage.

reste le problème de la prise qui se retrouve à nu et que mord amoureusement mon cher sushi (courant disjoncté je vous rassure)... et bien je me suis souvenu de l'histoire du petit prince et de sa rose...

Commentaires

Anonyme a dit…
ouaaaaaah.
Anonyme a dit…
comme c'est joli :) tu es top génial mon lapinou :)
les tamaris a dit…
@ mich' : et encore... quand tu vas voir le mur poncé tu va doublement faire ouaaaaah

@ fiuuu : et encore... quand ça sera fini çe sera superbe

@ chondre : je ne sais pas ce que tu disais puisque blogger a mangé ton commentaire, mais ça me fais chaud au coeur...
Anonyme a dit…
C'est vrai que lors de séances de bricolage et qu'on s'énerve contre le truc à bricoler on a aussi tendance à s'énerver contre son cherétendre (ou son namourex ou appelez le comme vous voudrez)... et qu'après on s'en veut à mort.
Bon, sinon, tu m'impressionnes !