merci, vous aussi

s'il y a bien un transport en commun que je n'aime vraiment pas c'est l'ascenseur

premièrement, versus l'escalier c'est pas grenelle du tout, c'est encore moins manger-bouger.fr

en plus faut l'attendre, alors qu'on est déjà en retard (par exemple le matin au boulot) et on se retrouve à 5 à jouer à l'omnibus vertical (parce qu'évidemment les 4 autres ne pourraient pas aller au même étage que moi qui travaille au dernier)
mais le pire dans l'ascenseur c'est la promiscuité :
soit on tombe sur quelqu'un qu'on connait pas et on a rien à lui dire,
soit on tombe sur quelqu'un qu'on connait et on a pas envie de lui parler
alors on reste là, à regarder ses pieds en attendant que ça passe

bref, l'ascenseur est une zone qui m'agace et me déstabilise et pourtant il faut faire avec les règles de sociabilité inhérentes à ce lieu : on retient les portes quand on voit arriver des gens (grrrrr peuvent pas attendre le suivant ?), on dit bonjour (enfin quand ils ont l'air gentils), on laisse les gens appuyer sur le bouton de leur étage, et puis la porte s'ouvre et les mufles sortent en silence, les autres en lançant un téméraire et compatissant "bonne journée !" voire "bon après-midi !" (en rentrant du déjeuner)

quoi de plus normal me direz-vous
sauf pour une quiche comme moi qui :
a) n'a pas compris qu'on lui parle (et passe pour un rustre impoli)
b) répond à côté : genre "bonsoir" à 9h30 du matin (et passe pour un neu-neu)
et dans les deux cas sur son lieu de travail ça fait tâche

alors aux grands maux (^^) les grand remèdes, mais il ne sera pas dit que les tamaris ne font pas d'effort pour maintenir la cohésion sociale au sein de bonum

après 15 jours d'adaptation et une intense concentration je maitrise enfin le "merci, vous aussi" qui sied parfaitement à la situation et que je lance désormais le front haut à chaque étape du parcours
c'est maintenant en toute sereinité que j'attends l'ascenseur tous les matins

reste les crétins qui s'évertuent à vous dire "au revoir" comme si on venait de faire ensemble un beau voyage
et à qui je réponds "merci, vous aussi"

il reste un peu de boulot...

Commentaires

Anonyme a dit…
ahh. c'est une plaie l'ascenceur, je partage ton désespoir. Sauf que je suis le genre à dire "Au revoir", donc, je vais pas trop m'auto-critiquer...

Mon drame personnel, c'est la glace immense qui m'oblige à faire preuve d'une grande ingéniosité pour réussir à éviter mon reflet.
Anonyme a dit…
solution de l'escalier qui rend les fesses fermes et rebondies ?
moi j'aai le fantasme de l'ascenseur et d y caliner mon zhom ...
sameplayer a dit…
Il y a bien l'option qui consiste à observer d'un oeil fixe les boutons de l'ascenseur pendant le trajet. Un peu comme on regarde le plan de la ligne de métro pour éviter le regard, l'haleine ou les pellicules des voisins d'en face. Bien sur, il ne faut pas que ça dure des heures.
Mais, globalement, mon conseil rejoint celui de Mr Fiuuu: pour la cuisse fine et la fesse galbée, rien ne vaut l'escalier.
Anonyme a dit…
A Montréal, on ne parle pas dans les ascenseurs. C'est chacun dans son coin, comme dans le métro.

Je reprends tous tes billets de 2008. J'ai du boulot...