j'aime plus Paris
accompagnement sonore recommandé :
l'année dernière, je vous faisais le bilan, globalement positif, de mon quinquennat parisien
à l'époque rien ne me laissait penser qu'à peine un an après, tout ce qui faisait mon ravissement serait comme en train de moisir en moi, provoquant de plus en plus un écœurement de la vie dans cette folle cité.
alors d'où vient ce changement d'humeur ?
pourquoi je n'ai plus le sentiment d'être heureux ici ?
pourquoi le matin c'est de plus en plus dur de se lever, pourquoi l'environnement me parait hostile et source d'angoisse, tout m'insupporte : on vit dans des appartements minuscules qui nous coûtent des fortunes, le métro pue, les gens sont désagréables, y'a trop de monde, partout, et tout est compliqué.
HORREUR : je suis devenu l'affreux ronchon que je décriais il y a à peine quelques temps !!
D'ailleurs, en vrai, je n'habite plus Paris : depuis 3 mois, j'habite une étrange maison en bois dans un petit lotissement breton, j'y écoute les gens se taire.
cette maison a été construite par un ami qui m'a dit qu'il songeait la vendre dans quelques années... ma vie parallèle s'organise là bas, à coup de télétravail et de retour à la nature et de déni forcené de la réalité
Manifestement ce n'est pas que Paris qui me sort par tous les pores de la peau, c'est pleins de trucs dans ma vie... j'ai beau m'en défendre, je suis en pleine crise de la trentaine
Vite, c'est l'heure de la pause "Cuisine et dépendances" :
Martine : C'est une vie, quoi, une petite vie, on a le temps de faire un vrai bout de chemin... C'est un cycle, moi, je crois beaucoup aux cycles... Tu sais, dix ans... on dit que c'est un cycle...
Charlotte : Ah bon ? ... Je croyais que c'était sept ? ...
Martine : Euh... Oui, c'est sept, mais tu sais sept et trois : dix, et que trois c'est un cycle, il y a plusieurs cycles de toutes façons...
et bien moi aussi je crois beaucoup aux cycles et 7 - 1 = 6
En 2002 je suis arrivé à Paris avec l'intention d'y faire ma vie et d'y trouver un boulot (idéalement un CDI chez Bonum)
6 ans plus tard la réussite est totale puisque j'ai atteint tous mes objectifs : je suis propriétaire de mon appartement, j'ai rencontré tout plein de chouette nouveaux amis, j'ai un mari qui m'aime et même le boulot là où je voulais... la boucle est bouclée...
maintenant je tourne à vide
un peu comme le dernier Klapisch....
plein de moments sympathiques mais que je n'ai pour autant pas franchement apprécié....
pas assez de profondeur, trop de scénettes, de personnages... tellement qu'on a pas le temps de s'attacher ni même de s'intéresser à eux.
Klapisch fait un espèce de mauvais mix de ses anciens films, la chorale façon rien du tout, la ville comme personnage à part entière, façon chacun cherche son chat, la fête façon peut-être, le film décalé pour illustrer un rêve tourmenté, façon l'auberge espagnole
le film est sauvé par son casting presque trop impeccable : Duris est très moyen mais toujours très sexy, Binoche et Luchini tirent plutôt leur épingle du jeu, Julie Ferrier réussi son passage au grand écran, mais les autres sont malheureusement inexistants, même Karin Viard en boulangère "en vous r'merciaaaaaaant..."
tellement qu'on finit par être déçu de voir de si bons acteurs autant sous-employés...
pas franchement une bonne publicité pour Paris en fait : trop de scènes gadgets ou destinées à téléguider l'émotion, j'ai presque eu l'impression de revoir la série de sketchs de Paris, je t'aime
Paris je t'aime,
moi non plus
au zénith la semaine dernière on m'a expliqué plein de bonnes raisons d'aimer paris, déjà on a une maire et un futur maire formidable, qui fait tous pleins de trucs bien pour les pauvres, les vieux, la planète et les cuisses de ses concitoyens, mais en plus, à force de s'opposer ouvertement à la politique de Nicolas 1er on devient comme une sorte de village gaulois qui résiste à l'envahisseur
alors vivement le 16 mars, qu'on puisse fêter la victoire, en espérant qu'elle soit plus teinté de vert que d'orange...
l'année dernière, je vous faisais le bilan, globalement positif, de mon quinquennat parisien
à l'époque rien ne me laissait penser qu'à peine un an après, tout ce qui faisait mon ravissement serait comme en train de moisir en moi, provoquant de plus en plus un écœurement de la vie dans cette folle cité.alors d'où vient ce changement d'humeur ?
pourquoi je n'ai plus le sentiment d'être heureux ici ?
pourquoi le matin c'est de plus en plus dur de se lever, pourquoi l'environnement me parait hostile et source d'angoisse, tout m'insupporte : on vit dans des appartements minuscules qui nous coûtent des fortunes, le métro pue, les gens sont désagréables, y'a trop de monde, partout, et tout est compliqué.
HORREUR : je suis devenu l'affreux ronchon que je décriais il y a à peine quelques temps !!
enfin vous reconnaitrez que ça fait chier
de vivre ça tous les matins :
de vivre ça tous les matins :
alors qu'on pourrait être là :
D'ailleurs, en vrai, je n'habite plus Paris : depuis 3 mois, j'habite une étrange maison en bois dans un petit lotissement breton, j'y écoute les gens se taire.
cette maison a été construite par un ami qui m'a dit qu'il songeait la vendre dans quelques années... ma vie parallèle s'organise là bas, à coup de télétravail et de retour à la nature et de déni forcené de la réalité
Manifestement ce n'est pas que Paris qui me sort par tous les pores de la peau, c'est pleins de trucs dans ma vie... j'ai beau m'en défendre, je suis en pleine crise de la trentaine
Vite, c'est l'heure de la pause "Cuisine et dépendances" :
Martine : C'est une vie, quoi, une petite vie, on a le temps de faire un vrai bout de chemin... C'est un cycle, moi, je crois beaucoup aux cycles... Tu sais, dix ans... on dit que c'est un cycle...
Charlotte : Ah bon ? ... Je croyais que c'était sept ? ...
Martine : Euh... Oui, c'est sept, mais tu sais sept et trois : dix, et que trois c'est un cycle, il y a plusieurs cycles de toutes façons...
et bien moi aussi je crois beaucoup aux cycles et 7 - 1 = 6
En 2002 je suis arrivé à Paris avec l'intention d'y faire ma vie et d'y trouver un boulot (idéalement un CDI chez Bonum)
6 ans plus tard la réussite est totale puisque j'ai atteint tous mes objectifs : je suis propriétaire de mon appartement, j'ai rencontré tout plein de chouette nouveaux amis, j'ai un mari qui m'aime et même le boulot là où je voulais... la boucle est bouclée...
maintenant je tourne à vide
un peu comme le dernier Klapisch....plein de moments sympathiques mais que je n'ai pour autant pas franchement apprécié....
pas assez de profondeur, trop de scénettes, de personnages... tellement qu'on a pas le temps de s'attacher ni même de s'intéresser à eux.
Klapisch fait un espèce de mauvais mix de ses anciens films, la chorale façon rien du tout, la ville comme personnage à part entière, façon chacun cherche son chat, la fête façon peut-être, le film décalé pour illustrer un rêve tourmenté, façon l'auberge espagnole
le film est sauvé par son casting presque trop impeccable : Duris est très moyen mais toujours très sexy, Binoche et Luchini tirent plutôt leur épingle du jeu, Julie Ferrier réussi son passage au grand écran, mais les autres sont malheureusement inexistants, même Karin Viard en boulangère "en vous r'merciaaaaaaant..."
tellement qu'on finit par être déçu de voir de si bons acteurs autant sous-employés...
pas franchement une bonne publicité pour Paris en fait : trop de scènes gadgets ou destinées à téléguider l'émotion, j'ai presque eu l'impression de revoir la série de sketchs de Paris, je t'aime
Paris je t'aime,
moi non plus
au zénith la semaine dernière on m'a expliqué plein de bonnes raisons d'aimer paris, déjà on a une maire et un futur maire formidable, qui fait tous pleins de trucs bien pour les pauvres, les vieux, la planète et les cuisses de ses concitoyens, mais en plus, à force de s'opposer ouvertement à la politique de Nicolas 1er on devient comme une sorte de village gaulois qui résiste à l'envahisseuralors vivement le 16 mars, qu'on puisse fêter la victoire, en espérant qu'elle soit plus teinté de vert que d'orange...


Commentaires
bin qu'est ce qui t'arrive? t'as plus d'envies?
je me permets quand même de te contrarier un peu plus en souhaitant certes plus de vert que d'orange, mais pas forcément trop de verts, et surtout le moins possible d'oranges : je crois qu'on peut être écolo sans être vert mais je ne suis pas convaincu qu'on puisse incarner le progrès en refusant de choisir son camp entre droite et gauche
Je crois que quelque soit l'endroit où l'on habite, on fini par s'y habituer et avoir envie d'autres choses.
Achète une maison secondaire ! ;-)
J'aime le soleil mais j'aime pas la rue
Alors je reste chez moi
En attendant que le monde vienne...
Boris Vian
Sinon, faudra que tu m'en dises plus sur ce cabanon breton.