Ceux qui restent
Pudeur et habileté habitent ce premier film d’Anne Le Ny, comédienne habituée aux seconds rôles (qu’elle s’attribue ici aussi), et qui traite d’une rencontre qui n’a d’originale que son cadre : un couloir d’hôpital. Sa femme a un cancer du sein depuis 5 ans. Son ami vient de déclarer un cancer du colon (« c’est pas le pire mais c’est pas le meilleur » dit elle).
C’est plus dur pour ceux qui restent, c’est ce qu’on a l’habitude de dire
Évidemment tout les oppose. Mais ils ont en commun la fragilité de leur situation, entre impuissance, empathie, culpabilité et dévouement. Elle voudrait être mère théresa (mais en plus sexy), lui sait qu'il n'y aura pas de remise de bons points à l'arrivée...
La réalisatrice (et scénariste) effleure quelques clichés mais fait preuve le plus souvent d’une belle adresse dans ses choix narratifs. Vincent Lindon et Emmanuelle Devos sont particulièrement justes.
Et puis il y a Christine Murillo, que j'avais vu dans Xu* la saison précédente au Rond-Point.
Et aussi les souvenirs qui remontent :
l'enterrement de ma tante margot, il y a une 20aine d'années : un cancer du sein, aussi.
je me souviens d'une barre de chocolat suchard que m'avait acheté mon oncle, juste avant
les larmes de ma cousine C, en revenant du cimetière, et juste après mon père qui m'avait agrippé la nuque en me faisant un sourire
peut-être qu'il voulait juste me réconforter, mais toujours est-t'il que j'ai détesté ce sourire, cette indifférence à la douleur qui nous entourait,
peut-être que c'est ce jour là que j'ai commencé à détester mon père
Évidemment pas un film à conseiller à quelqu’un qui vient de perdre un être cher.
C’est plus dur pour ceux qui restent, c’est ce qu’on a l’habitude de dire
Évidemment tout les oppose. Mais ils ont en commun la fragilité de leur situation, entre impuissance, empathie, culpabilité et dévouement. Elle voudrait être mère théresa (mais en plus sexy), lui sait qu'il n'y aura pas de remise de bons points à l'arrivée... La réalisatrice (et scénariste) effleure quelques clichés mais fait preuve le plus souvent d’une belle adresse dans ses choix narratifs. Vincent Lindon et Emmanuelle Devos sont particulièrement justes.
Et puis il y a Christine Murillo, que j'avais vu dans Xu* la saison précédente au Rond-Point.
Et aussi les souvenirs qui remontent :
l'enterrement de ma tante margot, il y a une 20aine d'années : un cancer du sein, aussi.
je me souviens d'une barre de chocolat suchard que m'avait acheté mon oncle, juste avant
les larmes de ma cousine C, en revenant du cimetière, et juste après mon père qui m'avait agrippé la nuque en me faisant un sourire
peut-être qu'il voulait juste me réconforter, mais toujours est-t'il que j'ai détesté ce sourire, cette indifférence à la douleur qui nous entourait,
peut-être que c'est ce jour là que j'ai commencé à détester mon père
Évidemment pas un film à conseiller à quelqu’un qui vient de perdre un être cher.

Commentaires
Je rigole, bien sûr. On n'est pas des bêtes, quand même.
J'ai adoré.
Et Emmanuelle Devos, comme d'hab, est si exceptionnelle.
mon blog "salades composées" a fermé ! peux-tu enlever le lien sur ton site, stp ?
Merci !
nicolas