on the radio...
chez bonum ce qu'on fait c'est tellement bien que ça intéresse la presse... ou alors quand les journalistes en on marre de parler de la grippe du cochon ils tirent un sujet au hasard et des fois ça tombe sur nous !
bref, pas plus tard que la semaine dernière, une journaliste cherchait quelqu'un pour intervenir sur une radio dont le nom commence par un continent et finit par un nombre premier (longtemps représentée par un fruit de saison... c'est bon là vous avez compris... pas une radio de tapette...enfin sauf entre 7h et 9h30, entre 11h et 14h et entre 16h et 18h...)
en temps normal miranda aurait sauté sur l'occaz, miranda elle adore parler à la presse, mais là elle était pas dispo du coup son idée de génie ça a été de me refiler le bébé... vu que presque tout bonum est en vacances on appelle ça une victoire par forfait
sentant le traquenard depuis le début, j'ai bien tenté de décliner l'offre mais miranda en habile stratège a réussi à m'expliquer par A+B que si elle me le proposait c'est que j'en étais capable ou en d'autres termes si je voulais pas le faire c'est que je n'étais rien qu'une petite fiotte qu'elle maudirait sur 8 générations...
j'ai donc passé l'après-midi à flipper ma race à attendre qu'une journaliste me rappelle et me bascule à l'antenne, en direct... oui en direct... avec tous les collègues et mes parents à l'écoute !
glasp !
bon j'avais quand même bien préparé mon truc et je dois même avouer que tel la mireille mathieu de base je connaissais un peu les questions à l'avance... j'avais pensé à deux ou trois formules marquantes à recaser, j'avais surtout peur de baffouiller ou de faire un gros lapsus
le moment venu j'étais agripé à mon bureau à attendre que le téléphone sonne
19h35 rien
19h36 rien
19h37 toujours rien
ben merde, j'ai du être tellement nul au téléphone qu'ils ne vont même pas me rappeller ils ont du trouver mieux
19h39 : ça sonne "bonjour je peux vous mettre tout de suite en ligne ?"
"bah je sais pas faut que je me recoiffe avant..."
me voilà donc la main sur le combiné à écouter la fin de la conversation précédente
enfin la journaliste annonce le sujet et me présente avec mon co-interviewé (un autre inconnu au bataillon... pas facile le boulot de pigiste en plein mois d'Août)
évidemment elle écorche un peu mon nom mais moins gravement que ce à quoi de m'attendais, ses premières questions sont précises, je dis ce que j'ai à dire, je case même une petite vanne (ouais on est fun chez bonum), tout va bien
elle pose ensuite des questions à l'autre intervenant, ce n'est pas vraiment un débat, chacun évoque un sujet particulier sans polémique (ce que je craignais le plus en fait)
j'ai droit à la dernière question, plus vague mais la journaliste ne me laisse pas dans l'embarras, elle enchaîne et précise son propos, je peux conclure avec une des notions clés que je m'étais promis de caser.
Le sujet est déjà terminé, le jingle retentit et on me raccroche à la gueule, même pas le temps de remercier Olivier Dahan ou de faire mon coming out à l'antenne
Le lendemain matin j'étais la nouvelle star du service, avec 4 bleus et le vote du public.
Magnanime, j'ai offert le petit déjeuner aux grouillots de l'étage pour partager avec eux un peu de ma nouvelle aura. Et puis c'est important quand on est une star de rester en contact avec le monde réel...
Mon récit passionne les foules et je suscite l'admiration de chacun, tel une madonna débarquant dans un orphelinat au Malawi (enfin vu la gueule de mes collègues j'en échangerais pas un contre mon Ipod)
et ben vous savez ce qu'il y a de plus incroyable ?
ben 2 jours après tout le monde s'en fout
un scandale!!
bref, pas plus tard que la semaine dernière, une journaliste cherchait quelqu'un pour intervenir sur une radio dont le nom commence par un continent et finit par un nombre premier (longtemps représentée par un fruit de saison... c'est bon là vous avez compris... pas une radio de tapette...enfin sauf entre 7h et 9h30, entre 11h et 14h et entre 16h et 18h...)
en temps normal miranda aurait sauté sur l'occaz, miranda elle adore parler à la presse, mais là elle était pas dispo du coup son idée de génie ça a été de me refiler le bébé... vu que presque tout bonum est en vacances on appelle ça une victoire par forfaitsentant le traquenard depuis le début, j'ai bien tenté de décliner l'offre mais miranda en habile stratège a réussi à m'expliquer par A+B que si elle me le proposait c'est que j'en étais capable ou en d'autres termes si je voulais pas le faire c'est que je n'étais rien qu'une petite fiotte qu'elle maudirait sur 8 générations...
j'ai donc passé l'après-midi à flipper ma race à attendre qu'une journaliste me rappelle et me bascule à l'antenne, en direct... oui en direct... avec tous les collègues et mes parents à l'écoute !
glasp !
bon j'avais quand même bien préparé mon truc et je dois même avouer que tel la mireille mathieu de base je connaissais un peu les questions à l'avance... j'avais pensé à deux ou trois formules marquantes à recaser, j'avais surtout peur de baffouiller ou de faire un gros lapsus
le moment venu j'étais agripé à mon bureau à attendre que le téléphone sonne
19h35 rien
19h36 rien
19h37 toujours rien
ben merde, j'ai du être tellement nul au téléphone qu'ils ne vont même pas me rappeller ils ont du trouver mieux
19h39 : ça sonne "bonjour je peux vous mettre tout de suite en ligne ?"
"bah je sais pas faut que je me recoiffe avant..."
me voilà donc la main sur le combiné à écouter la fin de la conversation précédente
enfin la journaliste annonce le sujet et me présente avec mon co-interviewé (un autre inconnu au bataillon... pas facile le boulot de pigiste en plein mois d'Août)
évidemment elle écorche un peu mon nom mais moins gravement que ce à quoi de m'attendais, ses premières questions sont précises, je dis ce que j'ai à dire, je case même une petite vanne (ouais on est fun chez bonum), tout va bien
elle pose ensuite des questions à l'autre intervenant, ce n'est pas vraiment un débat, chacun évoque un sujet particulier sans polémique (ce que je craignais le plus en fait)
j'ai droit à la dernière question, plus vague mais la journaliste ne me laisse pas dans l'embarras, elle enchaîne et précise son propos, je peux conclure avec une des notions clés que je m'étais promis de caser.
Le sujet est déjà terminé, le jingle retentit et on me raccroche à la gueule, même pas le temps de remercier Olivier Dahan ou de faire mon coming out à l'antenne
Le lendemain matin j'étais la nouvelle star du service, avec 4 bleus et le vote du public.
Magnanime, j'ai offert le petit déjeuner aux grouillots de l'étage pour partager avec eux un peu de ma nouvelle aura. Et puis c'est important quand on est une star de rester en contact avec le monde réel...Mon récit passionne les foules et je suscite l'admiration de chacun, tel une madonna débarquant dans un orphelinat au Malawi (enfin vu la gueule de mes collègues j'en échangerais pas un contre mon Ipod)
et ben vous savez ce qu'il y a de plus incroyable ?
ben 2 jours après tout le monde s'en fout
un scandale!!

Commentaires
Hélas la véritable notoriété de nos jours passe forcément par le petit écran. C'est la seule assurance d'être reconnu dans la rue par des crétins, félicité sur les marchés, ou lapidé sans sommation par de parfaits inconnus. La gloire, quoi.