juste une illusion
dimanche à Barcelone, je visite avec mon zhom le musée d’art contemporain. le bâtiment du MACBA est massif mais épuré, blanc et lumineux. Il contraste joliment avec les petites ruelles qui serpentent pour y conduire.
L’expo Manolo Laguillo que j’avais repérée sur Internet recèle de chouettes photos, principalement en noir&blanc : art brut, urbain, entrepôts désaffectés et vues des docks de nuit... Des années 80 à nos jours, la ville a changé sous le regard du photographe.
En sortant, sur la place qui jouxte le CCCB, de drôles de transat s’offrent à nous,
Ça fleure bon la bobo attitude : un stand propose en cas et rafraichissements, on s’endort doucement au soleil, en sirotant des jus de fruits chichiteux (litchi-mangue et fraise-banane), bercés de musique lounge qui semble tout droit sortie d'une compil béatrice ardisson.
Au centre, des matelas disposés où se sont installés deux hommes d’une trentaine d’années, pantacourts et chemisettes, l’un feuillette El Païs, l’autre lui rapporte une bière, chacun jetant un œil sur la petite tête blonde qui s’aventure à 4 pattes sur les coussins, fait mine de se cacher, accepte un jouet qu’un voisin lui tend, a l’air fasciné par les autres enfants qui courent autour
Je regarde ces deux papas et leur mouflet, attendri, je l’avoue
Je les admire tous les trois
J’espère qu’un jour ça nous sera accessible, juste ça, ce petit bonheur tout simple d’être une famille comme les autres
mon zhom s’est endormi
je repense à cette scène du héros de la famille où on voit Géraldine Pailhas apprendre le russe pour accueillir le petit garçon qu’elle s’apprête à adopter, la méthode assimil greffée aux oreilles, une larme coule sur sa joue
Arrive alors une jeune femme blonde, elle embrasse l’un des garçons sur la bouche et salue l’autre qui est toujours concentré sur son journal, l’enfant court vers elle
Non, ce n’était pas un couple gay qui avait réussi àacheter adopter un petit blond, juste deux potes qui s'étaient débarrassés de bobonne pour une petite heure (ou l’inverse)
je suis vraiment une courge niaiseuse
Quelques heures plus tard, je me perds au premier étage de la pedrera, il y a une expo sur la musique du IIIe reich, je n’ai pas très envie d’y aller mais je pense y retrouver les autres
Il est 18h30, je reçois des sms de chondre et de fcrank, qui a voté pour moi
Alors c’est fait, le voilà revenu le temps des petits ambitieux, balayés les espoirs soulevés par la candidate de la France plus juste qui serait plus forte
Au revoir à l’égalité, bonjour à la stigmatisation
Là encore j’y croyais vraiment, mais ce n’était qu’un mirage
je presse le pas, sinon on aura pas le temps de visiter la sagrada familia
L’expo Manolo Laguillo que j’avais repérée sur Internet recèle de chouettes photos, principalement en noir&blanc : art brut, urbain, entrepôts désaffectés et vues des docks de nuit... Des années 80 à nos jours, la ville a changé sous le regard du photographe.
Ça fleure bon la bobo attitude : un stand propose en cas et rafraichissements, on s’endort doucement au soleil, en sirotant des jus de fruits chichiteux (litchi-mangue et fraise-banane), bercés de musique lounge qui semble tout droit sortie d'une compil béatrice ardisson.
Au centre, des matelas disposés où se sont installés deux hommes d’une trentaine d’années, pantacourts et chemisettes, l’un feuillette El Païs, l’autre lui rapporte une bière, chacun jetant un œil sur la petite tête blonde qui s’aventure à 4 pattes sur les coussins, fait mine de se cacher, accepte un jouet qu’un voisin lui tend, a l’air fasciné par les autres enfants qui courent autour
Je regarde ces deux papas et leur mouflet, attendri, je l’avoue
Je les admire tous les trois
J’espère qu’un jour ça nous sera accessible, juste ça, ce petit bonheur tout simple d’être une famille comme les autres
mon zhom s’est endormi
je repense à cette scène du héros de la famille où on voit Géraldine Pailhas apprendre le russe pour accueillir le petit garçon qu’elle s’apprête à adopter, la méthode assimil greffée aux oreilles, une larme coule sur sa joue
Arrive alors une jeune femme blonde, elle embrasse l’un des garçons sur la bouche et salue l’autre qui est toujours concentré sur son journal, l’enfant court vers elle
Non, ce n’était pas un couple gay qui avait réussi à
je suis vraiment une courge niaiseuse
Quelques heures plus tard, je me perds au premier étage de la pedrera, il y a une expo sur la musique du IIIe reich, je n’ai pas très envie d’y aller mais je pense y retrouver les autres
Il est 18h30, je reçois des sms de chondre et de fcrank, qui a voté pour moi
Alors c’est fait, le voilà revenu le temps des petits ambitieux, balayés les espoirs soulevés par la candidate de la France plus juste qui serait plus forte
Au revoir à l’égalité, bonjour à la stigmatisation
Là encore j’y croyais vraiment, mais ce n’était qu’un mirage
je presse le pas, sinon on aura pas le temps de visiter la sagrada familia

Commentaires
Tu n'as pas lu les journaux. On a fêté la victoire de Pompidou à la Concorde. C'était vachement bien le concert de Mireille Mathieu et d'Enrico Macias! :)))
PS (sans jeu de mot(s)): Blogger et Firefox, c'est toujours pas ça...
@ chondre : et dalida a 20 ans
@ creami : comme dit ioio rien ne sert de fuir, il faut entrer en résistance (avec bravitude)